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Comment devenir quant

« Quant » désigne quatre métiers différents. Choisir lequel tu vises est la première vraie décision, parce que les entretiens ne se recouvrent presque pas.

Quatre métiers, un seul mot

Un quant trader cote et prend du risque en temps réel ; l'entretien, c'est du calcul mental, de l'espérance et des jeux de market making. Un quant researcher cherche du signal dans les données ; l'entretien, c'est des statistiques, de l'inférence, et la question de savoir si ton idée survit hors échantillon. Un quant developer construit les systèmes qui portent les ordres ; l'entretien, c'est du C++, de la concurrence et du design. Un ingénieur matériel met le chemin critique dans le silicium ; l'entretien, c'est du RTL, du timing et des domaines d'horloge.

Les quatre partagent un même filtre en entrée : probabilités et calcul sous pression du temps. C'est pour ça que c'est la première chose à construire, quel que soit le siège où tu atterris.

Ce qui te fait vraiment sortir

Rarement les maths. Bien plus souvent : rester silencieux pendant que tu réfléchis, donner une estimation ponctuelle sans idée de son erreur, et céder dès qu'on te dit « tu es sûr ? » — ce qu'on te dira quand tu as raison, justement pour voir ce que tu fais.

Faut-il avoir déjà tradé ?

Non. Les filières stage et jeune diplômé n'en supposent aucune. Ce qu'elles supposent, c'est que tu sais raisonner sur l'incertitude à voix haute, et ça, ça se travaille.

Quel parcours choisir ?

Celui qui correspond à ce que tu fais déjà bien. Les maisons recrutent de la profondeur, pas de la couverture — un bon développeur qui cote mal perd face à un bon développeur.